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SAVE THE DATE!

Le 28 mars 2019

 

Concert caritatif au profit du programme:  "Apprentissages et pratiques avec la Pleine conscience dans le système carcéral"

Pour réserver vos places: 

cliquer ci-dessous sur le signe: billets (en bas à droite, en jaune)

PRIX CONNEXION PLEINE CONSCIENCE 2017 

1ère Rencontre Connexion Pleine Conscience « Méditer : l’aventure au quotidien », le 21.10.2017, Genève.

À Sarah Petitpierre, pour son travail : «  Pleine conscience dans le système carcéral : découvertes, apprentissages et pratiques ».

 

 

 

 

 

 


Intuitivement, il semble aisé d’imaginer la difficulté que peut rencontrer une personne incarcérée au sein de ce système complexe d’enfermement, dans l’espace et le temps, qu’est la prison.

Tentons d’évoquer ce que nous-mêmes ressentons lorsque nous sommes bloqués dans un endroit, que nous ne pouvons pas en sortir à notre guise, ou nous mobiliser ainsi que nous le souhaiterions, que nos choix sont limités : alimentation, relations interpersonnelles, activités, déplacements, moments d’intimités, etc.
 

Tentons d’imaginer ce que peut ressentir une personne détenue, que les vicissitudes de la vie ont menées à se retrouver incarcérée, lorsqu’elle pense à sa famille, ses amis, ses collègues, ses perspectives : sentiments de culpabilité, de honte, de tristesse, d’injustice, d’impuissance, de colère, … par exemple.
 

Le stress carcéral affecte les personnes détenues, peu importe leur histoire, leur culture, leurs parcours ou la raison de leur incarcération. Cela s’illustre par :

  • la perte de contrôle, la perte de choix ou de la sensation d’avoir des choix ;

  • la perte de liens significatifs pour la personne ;

  • la perte de stimulations ;

  • la perte de modèles positifs.

L’incarcération, dans nos sociétés, sert à neutraliser la personne détenue, la punir mais aussi à l’accompagner dans un processus de réinsertion.


Pour certains, l’incarcération est un moment réellement propice à faire le point, à envisager la suite.
 

Le projet dont il est question ici propose un apprentissage structuré basé sur la pleine conscience, en groupe et a pour objectif de :
 

  1. Contribuer à permettre aux personnes détenues de mieux vivre le moment présent.

  2. Contribuer à préparer l’avenir des personnes détenues et leur réintégration dans la société à la fin de la détention;
    de favoriser un suivi pour les personnes libérées, sur un temps déterminé.

  3. Favoriser la réflexion concernant l’adéquation et l’intérêt pour le système carcéral, la collectivité et l’Etat d’intégrer au sein du système carcéral ces pratiques de pleine conscience sur le long terme


Le programme vise à transmettre et entraîner la pratique de la pleine conscience, favorisant un développement des personnes, de leurs compétences personnelles et interpersonnelles, avec lesquels elles peuvent se responsabiliser sur le chemin de leur vie, présent et à venir, dans une perspective de relation à soi, de relation à l’autre, de relation au monde.

Cultivant des attitudes, dont la bienveillance, le lâcher prise, cultivant de nouvelles manières d’être, dans l’instant, sur les vagues de cette vie que nous savons être houleuses, parfois.

Il cultive aussi un certain espace, que nous trouvons lorsque nous interrompons ce pilote automatique, qui nous habite tous, pas toujours en notre faveur, afin de faire le choix, en conscience, d’une réponse.  Un espace de liberté …

Le prix que vous m’avez attribué aujourd’hui est un honneur et une magnifique reconnaissance, pour nous qui travaillons à ce projet et pour ceux qui peuvent en bénéficier. Il nous aidera, je le souhaite, à trouver des personnes désireuses de nous soutenir, peut-être financièrement, c’est fondamental pour nous, afin de nous accompagner sur ce chemin, démarré en 2014.

 

Je remercie mes enseignants, Anne Gendre, Béatrice Weber, Guido Bondolfi et Lucio Bizzini, leur générosité, la qualité de leur accompagnement.

 

Je remercie mes 27 compagnes et compagnons d’études, ces êtres magnifiques et lumineux, toutes et tous, pour leur soutien, leurs encouragements, leur amitié.

Je remercie Melchior de Muralt et Fabrizio Chiesa, avec qui nous avons construit ce programme dès le début, pour leur confiance, leur accompagnement, leur soutien. Sans eux rien n’aurait été possible. Merci aussi aux membres du conseil consultatif qui nous accompagne dans ce projet.

 

Je remercie les donateurs : la Loterie Romande, les fondations et acteurs privés dont Chrystèle et Julien Schoenlaub de XBG Consulting Partners SA, Coromandel, la famille Wasserman et la famille Fenal, ainsi que celles et ceux qui souhaitent rester dans l’ombre, merci pour votre soutien et votre confiance.

 

Un immense merci aux établissements pénitentiaires qui ont accueilli et accueillent ce programme, les directions et leurs collègues, les membres du service médical pénitentiaire, les membres du secteur « social », tous les collaborateurs qui nous accompagnent au quotidien.

A toutes et tous, je souhaite vous exprimer ma très sincère reconnaissance.

Merci de tout cœur !                                                                 
   


Sarah Petitpierre, 21 octobre 2017