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La pratique de la pleine conscience, c’est quoi ?


Il s’agit d’un apprentissage, d’une pratique, d'un état qui se cultive, d'une manière d'être.

Totalement laïque et validée par les milieux scientifiques, la pratique de la pleine conscience consiste à porter intentionnellement son attention aux expériences internes (sensations, émotions, pensées, images, états d’esprit, tensions) ou externes du moment présent, sans réagir ni porter de jugement de valeur.

C’est un entraînement de l’esprit visant à porter l’attention sur le moment présent, instant après instant, focalisant son attention sur sa respiration, sur un endroit du corps, sur un mouvement ou tout autre stimulus, et ramenant son esprit à cette focalisation chaque fois que l’attention s’éloigne. 

Différentes attitudes, piliers majeurs de la pleine conscience, sont cultivées dans la pratique: 
le non-jugement, la patience, l’esprit du débutant, la confiance, le non-effort, l’accueil et l’acceptation de l’expérience, le lâcher prise.



Comment se pratique la pleine conscience ?

La pratique de la pleine conscience est souple. Elle peut être pratiquée en focalisant son attention sur un objet précis, sur sa propre respiration, sur une activité ou sur son propre corps.

Plus précisément, cela peut se pratiquer de façon formelle et informelle.


La pratique formelle consiste à s'installer (assis, couché, en mouvement), cultivant la présence, de quelques minutes à une heure, ou plus, pour pratiquer.


La pratique informelle consiste à focaliser intentionnellement son attention, moment après moment, sur ce qui se passe à n’importe quel moment de la journée: en marchant, en travaillant, en communiquant, ou en menant toute sorte d'activités, par exemple.

Pourquoi  ? 


La perspective du développement personnel, de la découverte de soi et de l’acquisition d’outils par la pratique de la pleine conscience, est validée par les milieux scientifiques. Elle a été développée dans de nombreux pays (Etats-Unis, Europe, Inde).

La plupart des programmes en milieu carcéral basés sur des pratiques de pleine conscience ont montré des résultats significatifs comme:

 

  • une capacité améliorée à s’interrompre avant de réagir

  • une habileté accrue à gérer l’anxiété, la colère, à réduire les tensions

  • une capacité améliorée à prendre de la distance tant physique, que morale ou mentale

  • une amélioration du sommeil (notamment endormissement)

  • une amélioration de la capacité à expérimenter des moments de calme et de paix


Objectifs :

Ce programme porte 4 objectifs majeurs :

  • Contribuer à permettre aux personnes détenues, adultes et mineures, de mieux vivre le moment présent.
     

  • Contribuer à préparer l’avenir des personnes détenues, adultes et mineurs, et leur réintégration dans la société à la fin de la détention, favoriser un suivi pour les personnes libérées à Genève, sur un temps déterminé.

  • Contribuer à favoriser l’acquisition d’outils et de compétences pour les collaborateurs de la prison, leur permettant de mieux se connaître et d’appréhender / de gérer les situations de stress, de développer une attitude bienveillante, de « bon soin » envers eux-mêmes, afin de se préserver dans le milieu carcéral. 

  • Favoriser la réflexion concernant l’adéquation et l’intérêt pour le système carcéral, la collectivité et l’Etat d’intégrer au sein du système carcéral ces pratiques de pleine conscience sur un plus long terme.

Qu'en disent les scientifiques :


Une analyse systématique et deux meta-analyses examinant les résultats de programmes, pour les personnes détenues, de yoga et/ou de méditation en prison (Auty, 2015) montrent que globalement ces pratiques ont un effet favorable, augmentant le bien-être et améliorant le fonctionnement comportemental des personnes détenues.

 

In: Auty, K. C. (2015). A systematic review and meta-analysis of yoga and mindfulness meditation in prison: effects on psychological well-being and behavioural functioning. International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, pp. 1-22. doi:10.1177/0306624X15602514